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Il grandit dans le quartier populaire de Belcourt. Passionné de football , il joue sa dernière saison de footballeur en sous les couleurs de la Redoute AC en tant qu'ailier droit. Mais déjà il s'intéresse particulièrement à la musique au début des années Ses références sont Hadj M'rizek et Mohamed Zerbout.

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Aux alentours de la porte de Montreuil, très exactement rue Charles-et-Robert, se tient un […] Véritable légende du chaâbi, genre populaire algérien ancêtre du raï, Guerouabi El Hachemi vit à Paris depuis Le 13 février, il se produira dans le cadre du festival Sons d'hiver pour une soirée exceptionnelle entièrement dédiée à la chanson algérienne. Aux alentours de la porte de Montreuil, très exactement rue Charles-et-Robert, se tient un salon de thé algérien fort accueillant dont les succulentes pâtisseries sont parmi les meilleures de Paris.

Pas d'erreur : il ne s'agit en aucun cas de la nouvelle rubrique gastronomique des Inrocks mais d'une ruse de la chronique musicale puisque le patron de cet honorable établissement, Guerouabi El Hachemi, est aussi un des grands chanteurs de chaâbi installé à Paris depuis Ce sont des complaintes nourries par les lamentations des pauvres gens. C'est un peu l'enfant terrible de la musique andalouse, mais avec une touche plus enlevée et des paroles plus terre à terre", précise Guerouabi qui en connaît un rayon sur le sujet, lui qui chante dans ce style depuis l'âge de 15 ans.

J'ai vécu avec mes deux soeurs. La chanson, c'est quelque chose que j'ai en moi depuis toujours. Je ne sais par quel miracle. Tout petit, je chantais déjà dans les rues.

Dans les réunions d'amis, c'était toujours moi qui faisais le boute-en-train. Et puis il y a eu une sorte de radio-crochet dans un music-hall d'Alger. J'avais une quinzaine d'années et j'ai eu la chance de gagner le premier prix.

C'est à partir de là que ça a démarré. Le directeur de l'opéra d'Alger m'a beaucoup aidé. Il m'a engagé et m'a fait faire de la comédie. J'ai appris sur le tas. Dès le premier jour, le public m'a accueilli avec beaucoup d'enthousiasme. J'apportais une touche de fraîcheur dans la chanson chaâbi, en général plutôt austère. J'arrivais avec des trucs modernes, portant des costumes de ville plutôt que la djellaba et la chechia traditionnelles. Les puristes, les anciens ont crié au scandale.

Mais la jeunesse a tout de suite marché. On a du mal à imaginer quel symbole il fut en Algérie après l'Indépendance, à l'époque où la société algérienne, sous le signe de la laïcité, donnait la sensation de vouloir partir sur des bases nouvelles. Toute activité artistique avait cessé. Il a fallu survivre. A partir de , il y a eu un peu plus de liberté. La France avait compris qu'il fallait donner certains droits aux Algériens.

C'est aussi l'année où la télévision a commencé. J'y suis passé, ainsi qu'à la radio, et c'est là que j'ai vraiment éclaté.

Après l'Indépendance, le chaâbi a commencé à prendre une ampleur vraiment considérable. De jusqu'en , ce style était au sommet.

J'ai commencé à travailler très régulièrement avec Mahboub Bati, un auteur-compositeur. Ensemble, on a créé une variante du chaâbi plus proche de la chansonnette. Avant, les morceaux étaient très longs, ils duraient parfois une demi-heure ou trois quarts d'heure.

Avec nous, les chansons n'excédaient pas quatre à cinq minutes. J'estime qu'on a fait un gros travail de rénovation. Le chaâbi a d'ailleurs subi beaucoup d'influences.

Il y a eu l'influence de la chanson orientale, égyptienne, libanaise qui, à un moment donné, a submergé tout le marché. Mais il y a eu aussi celle de la variété française. Nous comprenions les paroles.

Nous n'étions pas dépaysés Il y avait une certaine ressemblance entre nous, surtout au niveau des paroles. L'inspiration est vraiment multiple. Comme l'abeille, nous butinons à chaque fleur. Cela nous a permis de nous enrichir. A l'époque, la scène d'Alger était très vivante, surtout le chaâbi. Il y avait beaucoup de vedettes. Ce n'était pas facile de se faire un nom. Pour moi, le succès est arrivé très vite. Les gens me reconnaissaient dans la rue C'était superbe La chanson chaâbi se divisait en trois grandes familles : la chanson d'amour, la chanson sociale qui parlait des problèmes des gens, la chanson mystique, religieuse, plus traditionnelle.

J'ai pratiqué les trois genres, mais l'influence de la jeunesse poussait très nettement vers la chanson d'amour. On se produisait dans toute l'Algérie. L'essor du Théâtre national d'Algérie a permis de faire des tournées dans tout le pays, avec des parties théâtre et des parties concert. Cela nous a donné l'occasion d'élargir notre champ d'action et notre public. Nous sommes même allés jusqu'en Tunisie ou au Maroc. Il cesse pratiquement d'enregistrer et se produit un peu moins sur scène tout en fréquentant davantage les fêtes de mariage.

Dans les années 80, l'islamisation de la société pousse Guerouabi vers le nabawi, un type de chant qui s'adresse à Dieu. Par ailleurs, l'émergence du raï détrône le chaâbi devenu la musique de l'ancienne génération. Pourtant, depuis son arrivée en France où il cherche à souder la communauté algérienne, Guerouabi, attentif aux nouvelles musiques algériennes, constate que les jeunes n'ont pas oublié le chaâbi. J'ai fait mon service militaire à Tours. La France a toujours été pour moi comme une deuxième patrie, mais de là à m'y installer Depuis que je suis à Paris, j'ai trouvé un vrai public qui n'a pas oublié ce qu'on a vécu ensemble en Algérie.

Je ne suis pas trop dépaysé. Même les jeunes qui sont nés ici viennent à mes concerts et me connaissent très bien, à ma grande surprise. Ça doit être les parents qui les initient au chaâbi. Mais ça me fait plaisir qu'il y ait autant de couleurs dans la nouvelle musique algérienne. Ça prouve que l'Algérie est riche sur le plan musical avec le kabyle, le raï, le chaâbi, le bédouin, le rap J'ai eu l'occasion de voir quelquefois Cheb Mami ou Khaled. Ils sont venus me voir dans des soirées. Ils me connaissent comme un de leurs pères spirituels.

Le raï a beaucoup emprunté au chaâbi. Tous se sont inspirés de nous. Le rap aussi est une façon de continuer le chaâbi. Il y a une filiation entre les générations. Ils sont reconnaissants. On leur a tracé la route En Algérie, il y a beaucoup de nouveaux chanteurs de chaâbi, essentiellement des jeunes.

Il y a une relève, une sorte de renaissance. Les maîtres ont disparu, mais les jeunes existent. Ils ne peuvent pas aller se faire initier chez le maître mais ils apprennent sur les cassettes. S'il pense souvent à une Algérie dévastée, dévoyée, démantelée, sans avoir énormément de moyens pour agir, hormis de faire des chansons, il se console avec la communauté algérienne de Paris.

A Paris, il y a beaucoup d'Algériens qui ne sortent pas. Ils ne vont pas dans les établissements où il y a de l'alcool. Pour eux, il n'y a pas beaucoup d'endroits pour se réunir. Ici, on ne vend pas d'alcool. L'atmosphère rappelle un peu celle du pays, mais on a une clientèle vraiment mélangée. Le salon est ouvert jusqu'à 1 h du matin, et parfois, le soir, on pousse les tables et on fait de la musique.

C'est ce genre d'atmosphère proprement conviviale qu'on a toutes les chances de retrouver lors du concert de Sons d'hiver, à la Maison des Arts de Créteil, d'autant plus que Chaou Abdelkader, autre grand chanteur de chaâbi venu d'Algérie, se produira juste avant Guerouabi.

Après Les Nuits du ramadan, la soirée promet d'être l'une des plus chaudes de l'hiver.

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